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Des Aidants invisibles pendant la crise :


Epuisement, bouleversements familiaux, isolement... comment les aidants vivent la crise ?

Le collectif inter-associatif des aidants familiaux (Ciaaf) a mené une enquête entre le 24 avril et le 25 mai afin de mesurer les conséquences de la crise sur les aidants et d’identifier leurs besoins.

Si 67 % des aidants étaient accompagnés avant le confinement, seuls 48 % l’ont été pendant.

Une absence d’aide qui s’explique, d’après cette enquête, par la fermeture de nombreux services mais aussi par les contraintes de déplacement et par la peur de véhiculer le virus. Le rôle des aidants a donc été considérablement accentué pendant cette période.

79 % des aidants interrogés déclarent avoir exercé une surveillance plus importante, 70 % ont intensifié le soutien moral auprès de leur proche, 56 % annoncent avoir dû assumer la charge des soins…

Les conséquences du confinement

Une intensification des tâches quotidiennes qui a été génératrice de stress et de fatigue.

En effet, selon l’enquête de la Ciaaf entreprise avec l’aide de 1 032 aidants, 70 % d’entre eux déclarent être davantage sujets au stress, 72,5 % à la fatigue physique et 75,5 % à la fatigue morale.

Cette enquête est aussi l’occasion de mettre en lumière les besoins des aidants alors que la crise semble s’apaiser.

Des besoins qui passent par des solutions de répit pour 34,27 % des répondants, par une contrepartie financière pour 30,57 % ainsi que par un besoin d’écoute et de soutien moral pour 26,87 %.

Quelles réponses à apporter ?

Pour répondre à l’épuisement et au bouleversement générés par cette crise les aidants souhaitent :

  • le versement d’une aide financière (45,8 %)

  • la mise en place de solutions de séjour de répit sans reste à charge (41,8 %)

  • l’indemnisation à hauteur du salaire ou du revenu moyen pour les travailleurs non salariés d’une semaine de congé de proche aidant (29,4 %)

  • la capitalisation des heures d’aide humaine non utilisées (28,4 %)